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Pompe à chaleur air/eau · Académie Vertena

Pompe à chaleur radiateurs existants : garder ou changer, le test des 55 °C

Vos radiateurs actuels suffiront-ils avec une pompe à chaleur air/eau ? Un radiateur prévu pour une chaudière ne délivre qu'environ la moitié de sa puissance avec une eau à 55 °C : la vérification pièce par pièce décide lesquels garder et lesquels changer.

Vos radiateurs actuels suffiront-ils avec une pompe à chaleur air/eau (PAC, appareil qui capte la chaleur de l'air extérieur pour chauffer l'eau de vos radiateurs) ? La réponse se calcule pièce par pièce, à une température repère : 55 °C. Un radiateur choisi pour une chaudière gaz ou fioul ne délivre qu'environ la moitié de sa puissance avec une eau à 55 °C au départ et 45 °C au retour, d'après la méthode de calcul de la norme NF EN 442. La question pompe à chaleur radiateurs existants se règle avec deux chiffres par pièce : les besoins de chaleur de la pièce et la puissance du radiateur à 55 °C. Ce guide détaille la méthode d'installateur appliquée par Vertena en visite technique, les radiateurs à garder, à compléter ou à remplacer avec leurs prix, puis l'effet de chaque choix sur le COP, la facture et les aides.

À retenir :

  • Un radiateur en acier, en fonte ou en aluminium conserve 50,9 % de sa puissance nominale en régime 55/45 °C, selon l'abaque NF EN 442 publié par Calculpro en 2026.
  • L'ADEME a mesuré un COP moyen de 2,9 sur 100 maisons équipées et indique dans sa publication d'octobre 2025 qu'une eau plus froide de 10 °C dans les radiateurs fait gagner 1 point de COP.
  • Selon JeChange (30 septembre 2026), l'offre intégrée pompe à chaleur inclut au devis le remplacement des radiateurs qui ne suffisent pas avec une eau à 55 °C.
  • La fiche CEE BAR-TH-171 applicable depuis le 1er janvier 2026 impose un Etas d'au moins 111 % pour une PAC sur radiateurs, évalué à 55 °C, et de 126 % pour un plancher chauffant, évalué à 35 °C.
  • Le guide Guidrenov d'avril 2026 constate qu'un bilan pompe à chaleur radiateurs existants mené pièce par pièce conduit fréquemment à remplacer 2 ou 3 radiateurs sur 8.

Pourquoi la question des radiateurs se pose cet hiver

Les ventes de chaudières à combustible ont reculé de 23 % au premier semestre 2026, selon les chiffres d'Uniclima (syndicat des industriels du génie climatique) rapportés par Batiweb le 29 septembre 2026. Sur la même période, les ventes de pompes à chaleur air/eau ont progressé de 14,7 %, à 101 330 unités contre 88 367 un an plus tôt, d'après franceinfo le 30 septembre 2026. Stanislas Lacroix, président d'Uniclima, a déclaré : « Le retour à la croissance des pompes à chaleur air-eau est un signal encourageant. »

Le 30 septembre 2026, le ministère de la Transition écologique a présenté les six premiers lauréats de l'offre intégrée pompe à chaleur, qu'il décrit comme une « mesure phare du plan d'électrification ». Ce dispositif regroupe en une mensualité la pose d'une PAC air/eau, l'entretien, une électricité à prix fixe optionnelle pendant trois ans et le financement du reste à charge. Génie Climatique indique qu'il vise 55 000 PAC air/eau supplémentaires d'ici 2028, pour les propriétaires de maisons individuelles aux revenus modestes et très modestes au sens de l'Anah (Agence nationale de l'habitat, qui fixe les plafonds de revenus des aides à la rénovation). Les précommandes ont ouvert le 1er octobre 2026 et les premières poses sont annoncées pour novembre.

Le cahier des charges de l'offre intégrée traite les radiateurs noir sur blanc. JeChange le résume ainsi le 30 septembre 2026 : « Si les radiateurs ne suffisent pas avec une eau à 55 °C, leur remplacement entre dans le même devis. » La visite technique prévoit des pertes de chaleur calculées pièce par pièce, des radiateurs vérifiés et la dépose obligatoire de l'ancienne chaudière. Génie Climatique précise que des contrôles sur site porteront sur 70 % des chantiers pour vérifier la conformité du matériel et la qualité de la pose. Le seuil de 55 °C devient la référence pratique de tout projet pompe à chaleur radiateurs existants, y compris hors offre intégrée.

Le nombre de logements concernés dépasse ces 55 000 foyers. Connaissance des Énergies rappelle que l'Insee comptait 2,6 millions de résidences principales chauffées au fioul en 2022. Clément Le Roy, responsable de la practice Énergie et Environnement du cabinet Wavestone, voit dans les 55 000 unités « davantage une première marche qu'un plafond ». Dans la plupart de ces maisons, le circuit de radiateurs date de la chaudière à remplacer.

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Pompe à chaleur radiateurs existants : la puissance d'un radiateur à 55 °C

Un radiateur affiche une puissance nominale mesurée en laboratoire avec une eau à 75 °C à l'aller, 65 °C au retour et une pièce à 20 °C. L'écart moyen d'environ 50 °C entre l'eau et l'air s'appelle le delta T (ΔT, différence entre la température moyenne de l'eau et celle de la pièce). La norme NF EN 442 (norme européenne d'essai des radiateurs) fixe ce régime de référence, noté ΔT50. Selon l'ADEME, une chaudière chauffe souvent à 60 °C alors qu'une PAC est conçue pour fonctionner idéalement entre 35 et 45 °C.

La puissance délivrée suit une loi de puissance : puissance réelle = puissance nominale × (ΔT réel ÷ 50) à la puissance n. L'exposant n vaut 1,30 pour un radiateur en acier, en fonte ou en aluminium. En régime 55/45 °C dans une pièce à 20 °C, le ΔT réel tombe à 29,7 °C et le radiateur conserve 50,9 % de sa puissance nominale, d'après l'abaque Calculpro de 2026. Un panneau acier de 1 500 W au catalogue délivre 763 W à 55 °C, puis 443 W en régime 45/35 °C.

ÉmetteurExposant nPuissance conservée en 55/45 °CPuissance conservée en 45/35 °C
Panneau acier, fonte, aluminium1,3050,9 %29,6 %
Sèche-serviettes1,2552,2 %31,0 %
Convecteur à eau1,4547,0 %25,7 %
Plancher chauffant1,1056,4 %35,6 %

Les valeurs du tableau viennent de l'abaque NF EN 442 publié par Calculpro en 2026, pour une pièce à 20 °C. Le convecteur à eau perd le plus de puissance quand l'eau refroidit. Le plancher chauffant en perd le moins, parce que sa surface d'échange couvre toute la pièce.

Le COP (coefficient de performance, rapport entre la chaleur produite et l'électricité consommée) baisse quand l'eau monte en température. L'ADEME l'énonce dans sa publication d'octobre 2025 : « Lorsque vous baissez de 10 °C l'eau qui circule dans vos radiateurs, vous gagnez 1 point de COP. » Son étude de terrain sur 100 maisons individuelles réparties dans 20 départements, avec 2 094 points de mesure par logement relevés à la minute, établit un COP moyen de 2,9. Les installations bien posées et bien réglées dépassent un COP de 4, les moins optimisées plafonnent à 1,8. Le SCOP (COP saisonnier, moyenné sur toute une saison de chauffe) suit la même pente : le guide Guidrenov d'avril 2026 retient un SCOP typique de 4,0 avec une eau à 45 °C, de 3,0 à 55 °C et de 2,5 à 65 °C. Pour 10 000 kWh de besoins annuels et un kWh facturé 0,25 €, la facture électrique passe ainsi de 625 € à 833 €, puis à 1 000 €. Dans l'équation pompe à chaleur radiateurs existants, un radiateur trop petit oblige la PAC à produire une eau plus chaude dans toute la maison, ce qui renchérit chaque kilowattheure livré.

Comment vérifier vos radiateurs pièce par pièce

Un installateur sérieux traite le dossier pompe à chaleur radiateurs existants en sept étapes, toujours dans le même ordre. Chaque étape produit un chiffre que vous retrouverez sur le devis.

  1. Calculer les déperditions de chaque pièce. Les déperditions désignent la puissance de chauffage, en watts, qu'une pièce perd par ses murs, ses fenêtres, sa toiture et la ventilation. Elles se calculent à la température de base (Tbase, température extérieure la plus froide retenue pour la zone climatique et l'altitude du logement), selon la norme EN 12831.
  2. Relever chaque radiateur. Le relevé note le matériau, la hauteur, la longueur, le nombre d'éléments ou de panneaux, puis la puissance nominale lue sur la fiche du fabricant ou recalculée.
  3. Convertir chaque puissance à 55 °C. La puissance nominale ΔT50 se multiplie par 0,509 pour un radiateur en acier, en fonte ou en aluminium. Les fiches anciennes affichent une puissance à ΔT60 : Calculpro donne un facteur de 0,789 pour revenir à ΔT50.
  4. Comparer pièce par pièce. Une pièce est couverte quand la somme de ses radiateurs à 55 °C égale ou dépasse ses déperditions à Tbase.
  5. Mener le test hivernal. Pendant plusieurs jours froids, la température de départ de la chaudière est abaissée à 55 °C ; vous notez les pièces qui n'atteignent plus votre température de confort.
  6. Tracer la loi d'eau. La loi d'eau est le réglage qui fixe automatiquement la température de l'eau envoyée aux radiateurs selon la température extérieure. L'installateur la cale au plus bas compatible avec la pièce la plus exigeante.
  7. Lister les radiateurs à traiter. Chaque pièce en déficit reçoit une solution chiffrée : radiateur plus grand, radiateur ajouté, ou baisse des déperditions par l'isolation.

Le test hivernal complète le calcul sans le remplacer. Une pièce qui reste confortable avec une chaudière réglée à 55 °C par une journée froide confirme le calcul. Une pièce qui décroche signale un radiateur trop petit, une fenêtre très déperditive ou un radiateur emboué. L'ADEME rappelle l'exemple de réglage d'une loi d'eau : avec 10 °C dehors, l'eau peut partir à 35 °C ; avec -5 °C, elle monte à 45 ou 50 °C.

Pompe à chaleur radiateurs existants : l'exemple d'une maison de 100 m²

Prenons une maison de 100 m² des années 1980 chauffée au gaz, équipée de huit radiateurs. Ce cas est un exemple de calcul construit avec les coefficients NF EN 442 ; les déperditions de votre logement viennent de votre propre bilan.

Le séjour de 30 m² présente 2 100 W de déperditions à Tbase. Ses deux panneaux acier de 1 800 W nominal délivrent 2 × 1 800 × 0,509, soit 1 832 W à 55 °C. Il manque 268 W. Remplacer un des deux panneaux par un double panneau de type 33 de 2 600 W nominal (1 323 W à 55 °C) porte la pièce à 2 240 W, au-dessus du besoin.

La chambre de 12 m² perd 700 W. Son radiateur en fonte de 13 éléments de 117 W, soit 1 521 W nominal, délivre 773 W à 55 °C : il reste en place. La salle de bains perd 450 W, et son sèche-serviettes de 750 W nominal n'en fournit que 392 W à 55 °C. Un modèle de 1 000 W nominal, qui délivre 522 W, règle le déficit.

Bilan du cas pompe à chaleur radiateurs existants : deux radiateurs remplacés sur huit, six conservés. Ce résultat rejoint le constat du guide Guidrenov d'avril 2026, qui chiffre le bilan pièce par pièce entre 200 et 500 € et relève qu'il évite de remplacer la totalité des radiateurs. Le calcul de la puissance de la PAC elle-même relève d'une étape distincte, détaillée dans notre guide sur le dimensionnement d'une pompe à chaleur et la note de calcul.

Radiateur en fonte à éléments à côté d'un radiateur double panneau basse température

Fonte, acier, aluminium, panneaux : garder, compléter ou remplacer

Chaque famille de radiateurs réagit différemment à une eau à 55 °C. Le tableau ci-dessous croise quatre critères : la puissance conservée, le verdict le plus fréquent après calcul, la classe d'application retenue par la fiche BAR-TH-171 et le prix indicatif d'un remplacement.

ÉmetteurPuissance conservée à 55 °CVerdict après calculClasse BAR-TH-171Prix indicatif
Radiateur fonte à éléments50,9 %Garder dans la plupart des piècesMoyenne ou haute températureConservé
Panneau acier simple50,9 %Compléter ou passer en type 22 ou 33Moyenne ou haute température200 à 600 € hors pose
Radiateur aluminium50,9 %Garder s'il couvre la pièceMoyenne ou haute température200 à 600 € hors pose (acier)
Convecteur à eau47,0 %Remplacer en prioritéMoyenne ou haute température200 à 600 € hors pose (acier)
Ventilo-convecteurEau à 35 à 40 °CGrandes pièces, rafraîchissementBasse température400 à 1 200 €
Plancher chauffant hydraulique56,4 %Émetteur idéal, rare en rénovationBasse température40 à 80 € par m² posé

Les prix viennent du guide Guidrenov d'avril 2026 ; la puissance conservée vient de l'abaque Calculpro 2026 ; la classe vient du texte de la fiche BAR-TH-171 publié au Journal officiel le 18 décembre 2025. Guidrenov évalue l'ensemble des travaux de radiateurs entre 3 000 et 7 500 € quand plusieurs pièces sont concernées.

Pompe à chaleur radiateur fonte : le cas le plus favorable

Dans un chantier pompe à chaleur radiateurs existants, les radiateurs en fonte posés entre 1970 et 1990 sont les meilleurs candidats à la conservation. Le guide Guidrenov d'avril 2026 note qu'ils sont « généralement très surdimensionnés par rapport aux pratiques actuelles », car les installateurs de l'époque prévoyaient des marges importantes. Leur forte masse d'eau et de métal lisse la température de la pièce, ce qui convient au fonctionnement continu d'une PAC. Le point de vigilance porte sur l'état du circuit : un réseau ancien chargé de boues réduit le débit et la puissance réelle. Un désembouage (nettoyage du circuit pour évacuer les boues et dépôts) avant la mise en service protège l'échangeur de la PAC.

Panneaux acier, aluminium et convecteurs

Un panneau acier simple de faible hauteur offre peu de surface d'échange : à 55 °C, il manque vite de puissance dans une pièce exposée. Le remède consiste à le remplacer par un double panneau à double ailette, de type 22 ou 33, de même longueur : sa surface d'échange multiplie la puissance sans toucher à la tuyauterie. Guidrenov chiffre ces modèles entre 200 et 600 € l'unité selon les dimensions, pose non comprise. Les radiateurs en aluminium chauffent vite et se refroidissent vite ; à puissance suffisante, ils restent en place. Les convecteurs à eau conservent 47,0 % de leur puissance nominale en régime 55/45 °C, d'après Calculpro, et sortent en tête de la liste des remplacements.

Radiateur basse température et pompe à chaleur : ventilo-convecteurs et plancher

Un radiateur dit « basse température » offre une grande surface d'échange pour chauffer avec une eau à 45 °C. La fiche BAR-TH-171 le classe pourtant en application moyenne ou haute température, avec un Etas évalué à 55 °C. Les ventilo-convecteurs (émetteurs équipés d'un ventilateur qui force l'air sur un échangeur à eau) chauffent avec une eau à 35 à 40 °C et rafraîchissent l'été avec la même PAC ; Guidrenov signale un bruit de 28 à 45 dB selon les modèles et un prix de 400 à 1 200 € l'unité. Le plancher chauffant hydraulique fonctionne entre 28 et 35 °C, pour 40 à 80 € par m² posé, mais il impose de reprendre les sols.

PAC moyenne ou haute température : quand l'envisager

La fiche BAR-TH-171 est la fiche d'opération standardisée des CEE (certificats d'économies d'énergie, primes financées par les fournisseurs d'énergie) pour la pose d'une PAC air/eau en maison ou en appartement existant. Sa version publiée au Journal officiel du 18 décembre 2025 et applicable au 1er janvier 2026 fixe un seuil d'Etas (efficacité énergétique saisonnière pour le chauffage des locaux, au sens du règlement européen n° 813/2013). Ce seuil est de 126 % pour une application basse température et de 111 % pour une application moyenne ou haute température. Le texte de la fiche BAR-TH-171 au Journal officiel précise le classement : plancher, mur ou plafond chauffant et ventilo-convecteurs relèvent de la basse température avec un Etas à 35 °C. Tous les autres émetteurs, y compris les solutions mixtes et les radiateurs dits basse température à régime 45 °C, relèvent de la moyenne ou haute température avec un Etas à 55 °C.

Cette règle oriente le choix du modèle. Sur des radiateurs, la fiche produit de la PAC doit afficher un Etas à 55 °C d'au moins 111 %, et le montant de prime CEE progresse au-delà de 140 %. La fiche exige un régulateur de classe IV à VIII et une note de dimensionnement calculée à Tbase, remise au bénéficiaire à l'engagement de l'opération. Elle exclut les PAC associées à un autre système de chauffage, point détaillé dans notre comparatif pompe à chaleur hybride ou PAC air/eau seule.

Pompe à chaleur haute température et radiateurs : les cas justifiés

Une PAC haute température produit une eau à 65 °C ou plus. Guidrenov lui attribue un SCOP typique de 2,5, contre 3,0 pour une PAC qui alimente des radiateurs à 55 °C. Elle se justifie dans deux situations : une maison où la majorité des radiateurs reste insuffisante à 55 °C et ne se remplace pas (pièces classées, contraintes de patrimoine), ou un logement dont l'isolation est programmée plus tard. Dans les autres configurations pompe à chaleur radiateurs existants, elle masque des radiateurs trop petits au prix d'une facture plus élevée chaque hiver.

Augmenter la puissance de la PAC ne règle pas un radiateur trop petit. La chaleur livrée dans une pièce dépend de la température de l'eau et de la surface du radiateur ; une machine plus puissante démarre et s'arrête plus fréquemment, ce que l'ADEME appelle le cyclage. L'agence recommande qu'une PAC ne démarre pas plus d'une fois par heure et relève que, dans son étude, un tiers des PAC analysées étaient mal réglées ou mal installées. Connaissance des Énergies résume la même étude le 2 octobre 2026 : environ un tiers des installations pourraient être améliorées « en raison de problèmes de dimensionnement, d'installation ou de réglage ». Notre analyse de la performance réelle d'une pompe à chaleur air/eau détaille les réglages qui corrigent ces écarts.

Isoler d'abord pour garder plus de radiateurs

Baisser les déperditions d'une pièce permet de conserver un radiateur qui manquait de puissance. L'ADEME écrit que la performance d'une PAC air/eau n'est pas conditionnée par l'isolation, et qu'une maison peu isolée en tire le meilleur parti « à condition d'être équipée de radiateurs suffisamment grands pour fonctionner à basse température ». L'isolation agit sur l'autre plateau de la balance. Dans l'exemple du séjour, des déperditions ramenées de 2 100 W à 1 800 W suffisent pour que les deux panneaux existants (1 832 W à 55 °C) couvrent la pièce sans remplacement.

L'ordre des travaux en découle. Isoler avant la pose permet de dimensionner la PAC sur des besoins réduits et d'éviter une machine trop puissante. Une isolation thermique par l'extérieur traite les murs de toutes les pièces en un seul chantier. Pour un projet pompe à chaleur radiateurs existants, Vertena réalise le bilan des déperditions dans les deux scénarios, avec et sans isolation, avant de chiffrer les radiateurs.

Les aides ont changé le 1er septembre 2026. MaPrimeRénov' (aide de l'État à la rénovation énergétique, versée par l'Anah) ne finance plus par geste l'isolation des murs, des combles ou les fenêtres ; ces travaux restent finançables dans le parcours de rénovation d'ampleur, qui exige au moins deux gestes d'isolation et un gain de deux classes énergétiques, selon HomeServe. La PAC air/eau reste éligible par geste : JeChange indique au 30 septembre 2026 un forfait de 5 000 € pour les ménages très modestes et de 4 000 € pour les modestes, et PrimesEnergie un forfait de 3 000 € pour les ménages intermédiaires. PrimesEnergie précise que le cumul de MaPrimeRénov' et des primes CEE est plafonné à 90 % du montant des travaux pour les ménages très modestes, 75 % pour les modestes et 60 % pour les intermédiaires. Ces montants supposent des revenus sous les plafonds de l'Anah et un installateur RGE (Reconnu Garant de l'Environnement, qualification obligatoire pour ouvrir droit aux aides). Les barèmes complets figurent dans notre page MaPrimeRénov' pompe à chaleur : barèmes et calendrier de dépôt.

Le devis pompe à chaleur radiateurs existants : les lignes à exiger

Un devis sérieux sur les émetteurs reprend chiffre par chiffre la vérification pièce par pièce. L'ADEME conseille de vérifier avant toute signature la présence d'une loi d'eau personnalisée dans le devis et la compatibilité du système avec les radiateurs existants. Céline Laruelle, ingénieure au service Bâtiment de l'ADEME, le dit sans détour : « Si un installateur ne connaît pas la loi d'eau, je préfère ne pas collaborer avec lui. »

Les lignes à retrouver sur un devis pompe à chaleur radiateurs existants :

  • la note de dimensionnement avec les déperditions de chaque pièce à Tbase, exigée par la fiche BAR-TH-171 ;
  • un tableau des radiateurs : puissance nominale, puissance à 55 °C, déperditions de la pièce, verdict ;
  • la température de départ retenue à Tbase et la loi d'eau proposée ;
  • la marque et la référence de la PAC, son Etas à 55 °C ou à 35 °C et la classe du régulateur ;
  • pour chaque radiateur remplacé, le modèle, la puissance nominale et le prix posé ;
  • le désembouage et l'équilibrage du circuit ;
  • la dépose de la chaudière et le montant des aides avec leurs conditions d'éligibilité.

Dans l'offre intégrée, ces éléments font partie du cahier des charges : visite technique, pertes de chaleur calculées pièce par pièce, radiateurs vérifiés, remplacement au devis s'ils ne suffisent pas à 55 °C. JeChange rappelle une limite : le consortium s'engage sur « une projection documentée de la facture », et un hiver rude ou un thermostat réglé plus haut ne donne droit à aucune compensation. Le fonctionnement complet du dispositif est décrit dans notre page sur le leasing social de pompe à chaleur et l'offre intégrée.

Combien coûte le passage à la PAC et quelle économie attendre

Pour une maison de 100 m², JeChange estime le 30 septembre 2026 la facture de chauffage à environ 2 300 € par hiver au fioul, 2 100 € au gaz et 800 € avec une PAC air/eau. Ce calcul suppose qu'une PAC restitue près de 3 kWh de chaleur par kWh d'électricité en conditions réelles. L'écart de 1 300 à 1 500 € par an rembourse d'abord le crédit de l'offre intégrée ; l'économie dépend ensuite de votre usage et du prix de l'électricité après les trois ans de prix fixe. L'ADEME observe une facture de chauffage divisée par deux en moyenne avec une PAC bien configurée, et par trois dans les cas les plus performants.

L'investissement initial d'une PAC représente environ deux fois celui d'une chaudière classique, d'après l'ADEME. Le remplacement de radiateurs s'y ajoute : 200 à 600 € par panneau acier hors pose, 3 000 à 7 500 € quand plusieurs pièces sont concernées, selon Guidrenov. Ce même guide chiffre à 444 € par an l'écart de facture entre une eau à 35 °C et une eau à 65 °C pour 10 000 kWh de besoins, soit 6 660 € sur 15 ans. Dans un projet pompe à chaleur radiateurs existants, remplacer deux radiateurs sous-dimensionnés coûte moins cher que de faire tourner toute la maison à une température d'eau plus élevée pendant 17 ans, la durée de vie conventionnelle retenue par la fiche BAR-TH-171.

Pour les ménages éligibles, l'offre intégrée mobilise en moyenne 9 800 € d'aide par foyer sous forme de primes CEE bonifiées, selon JeChange et Connaissance des Énergies. La règle centrale : crédit, électricité et entretien réunis ne dépassent pas la dépense mensuelle de chauffage d'avant les travaux. Quatre conditions cumulatives s'appliquent : être propriétaire d'une maison individuelle, se chauffer au gaz, au fioul ou au propane, avoir des revenus modestes ou très modestes au sens de l'Anah, et disposer d'un logement compatible, vérifié en visite technique. Les fourchettes de prix d'une installation complète figurent dans notre page prix d'une pompe à chaleur pose comprise et devis détaillés.

FAQ : radiateurs et pompe à chaleur air/eau

Peut-on garder des radiateurs en fonte avec une pompe à chaleur ?

Oui, dans la majorité des cas après calcul. Un radiateur en fonte conserve 50,9 % de sa puissance nominale avec une eau à 55 °C, selon l'abaque NF EN 442 de Calculpro (2026). Le guide Guidrenov d'avril 2026 souligne que les fontes posées entre 1970 et 1990 sont très surdimensionnées par rapport aux pratiques actuelles. Le bilan pièce par pièce confirme pour chaque radiateur que sa puissance à 55 °C couvre les déperditions. Un désembouage du circuit précède la mise en service.

Faut-il changer tous les radiateurs pour installer une PAC air/eau ?

Non. L'ADEME écrit dans sa publication d'octobre 2025 que le remplacement ou l'ajout d'un ou plusieurs radiateurs dans certaines pièces suffit à améliorer la performance, sans rénovation lourde. Le bilan des déperditions d'un chantier pompe à chaleur radiateurs existants identifie les seules pièces en déficit. Guidrenov constate qu'il conduit fréquemment à remplacer 2 ou 3 radiateurs sur 8. Les autres restent en place, à condition que la loi d'eau soit réglée sur la pièce la plus exigeante.

Une pompe à chaleur haute température évite-t-elle de changer les radiateurs ?

Elle alimente des radiateurs anciens avec une eau à 65 °C ou plus, mais son SCOP typique tombe à 2,5 contre 3,0 à 55 °C, selon le guide Guidrenov d'avril 2026. Pour 10 000 kWh de besoins et un kWh à 0,25 €, la facture électrique annuelle passe de 833 € à 1 000 €. Elle se justifie quand la majorité des radiateurs ne se remplace pas. Quand seuls deux ou trois radiateurs manquent de puissance, leur remplacement revient moins cher sur la durée.

Comment tester ses radiateurs avant de remplacer la chaudière ?

Pendant une période froide, faites régler la température de départ de votre chaudière à 55 °C pendant plusieurs jours, puis notez les pièces qui n'atteignent plus votre température de confort. Ce test reproduit le régime d'une PAC air/eau sur radiateurs, que la fiche BAR-TH-171 évalue à 55 °C. Il complète le calcul des déperditions selon la norme EN 12831, qui reste la base de la note de dimensionnement remise par l'installateur.

Les radiateurs remplacés sont-ils pris en charge par les aides ?

Dans l'offre intégrée lancée le 30 septembre 2026, le remplacement des radiateurs insuffisants à 55 °C entre dans le même devis que la PAC, selon JeChange, et le reste à charge est financé par un prêt de trois ans en moyenne. Hors offre intégrée, le forfait MaPrimeRénov' par geste porte sur la pose de la PAC air/eau, de 3 000 € à 5 000 € selon vos revenus Anah au 1er septembre 2026. Vérifiez avec votre conseiller France Rénov' les dépenses annexes retenues.

Quelle température de départ viser en configuration pompe à chaleur radiateurs existants ?

La cible est 55 °C au maximum par grand froid, puis le plus bas possible le reste de l'hiver. L'ADEME indique qu'une PAC est conçue pour fonctionner idéalement entre 35 et 45 °C et que chaque baisse de 10 °C de l'eau fait gagner 1 point de COP. La loi d'eau règle ce passage automatiquement : l'ADEME cite l'exemple d'une eau à 35 °C par 10 °C dehors et à 45 ou 50 °C par -5 °C.

Comment Vertena vérifie vos radiateurs avant la pose

Vertena est un artisan RGE qui dimensionne et pose ses pompes à chaleur en propre, sans plateforme d'intermédiation. Chaque projet pompe à chaleur radiateurs existants commence par la méthode décrite dans ce guide.

Visite technique et bilan pièce par pièce. La visite a lieu sous 7 jours et le devis suit sous 48 heures. Il contient les déperditions de chaque pièce, la puissance de chaque radiateur à 55 °C et la liste chiffrée des radiateurs à garder ou à remplacer.

Pose en propre et réglage de la loi d'eau. Nos équipes certifiées RGE Qualibat et NF PAC posent en 1 à 3 jours des PAC Daikin Altherma, Atlantic Alféa, Mitsubishi Ecodan, Viessmann Vitocal et Panasonic Aquarea. Nos relevés internes comptent 218 pompes à chaleur posées sur le mois en cours et 47 chantiers ouverts par semaine dans 12 régions, avec une garantie décennale.

Dossier d'aides complet. Vertena, opérationnelle depuis 2019, monte le dossier MaPrimeRénov' et CEE et vérifie votre éligibilité selon vos revenus, votre logement et l'équipement remplacé.

Pour savoir quels radiateurs garder, demandez une visite technique pompe à chaleur Vertena depuis notre site : un technicien relève vos radiateurs, calcule vos déperditions et vous remet la note de dimensionnement avec le devis.

Conclusion

Un radiateur dimensionné pour une chaudière délivre environ la moitié de sa puissance avec une eau à 55 °C. Pour le couple pompe à chaleur radiateurs existants, le calcul des déperditions pièce par pièce décide des radiateurs à garder. Les fontes posées entre 1970 et 1990 restent fréquemment en place, selon Guidrenov. Les convecteurs à eau, qui ne conservent que 47,0 % de leur puissance, passent en tête des remplacements. L'isolation, en abaissant les déperditions, permet d'en conserver davantage.

Avant de signer, exigez la note de dimensionnement, le tableau des radiateurs à 55 °C et une loi d'eau réglée au plus bas. Ces trois documents font d'un projet pompe à chaleur radiateurs existants une installation au COP maîtrisé, sans travaux inutiles sur votre réseau de chauffage.

À lire également :

Sources :

Questions fréquentes
Peut-on garder des radiateurs en fonte avec une pompe à chaleur ?

Oui, dans la majorité des cas après calcul. Un radiateur en fonte conserve 50,9 % de sa puissance nominale avec une eau à 55 °C, selon l'abaque NF EN 442 de Calculpro (2026). Le guide Guidrenov d'avril 2026 souligne que les fontes posées entre 1970 et 1990 sont très surdimensionnées par rapport aux pratiques actuelles. Le bilan pièce par pièce confirme pour chaque radiateur que sa puissance à 55 °C couvre les déperditions. Un désembouage du circuit précède la mise en service.

Faut-il changer tous les radiateurs pour installer une PAC air/eau ?

Non. L'ADEME écrit dans sa publication d'octobre 2025 que le remplacement ou l'ajout d'un ou plusieurs radiateurs dans certaines pièces suffit à améliorer la performance, sans rénovation lourde. Le bilan des déperditions d'un chantier pompe à chaleur radiateurs existants identifie les seules pièces en déficit. Guidrenov constate qu'il conduit fréquemment à remplacer 2 ou 3 radiateurs sur 8. Les autres restent en place, à condition que la loi d'eau soit réglée sur la pièce la plus exigeante.

Une pompe à chaleur haute température évite-t-elle de changer les radiateurs ?

Elle alimente des radiateurs anciens avec une eau à 65 °C ou plus, mais son SCOP typique tombe à 2,5 contre 3,0 à 55 °C, selon le guide Guidrenov d'avril 2026. Pour 10 000 kWh de besoins et un kWh à 0,25 €, la facture électrique annuelle passe de 833 € à 1 000 €. Elle se justifie quand la majorité des radiateurs ne se remplace pas. Quand seuls deux ou trois radiateurs manquent de puissance, leur remplacement revient moins cher sur la durée.

Comment tester ses radiateurs avant de remplacer la chaudière ?

Pendant une période froide, faites régler la température de départ de votre chaudière à 55 °C pendant plusieurs jours, puis notez les pièces qui n'atteignent plus votre température de confort. Ce test reproduit le régime d'une PAC air/eau sur radiateurs, que la fiche BAR-TH-171 évalue à 55 °C. Il complète le calcul des déperditions selon la norme EN 12831, qui reste la base de la note de dimensionnement remise par l'installateur.

Les radiateurs remplacés sont-ils pris en charge par les aides ?

Dans l'offre intégrée lancée le 30 septembre 2026, le remplacement des radiateurs insuffisants à 55 °C entre dans le même devis que la PAC, selon JeChange, et le reste à charge est financé par un prêt de trois ans en moyenne. Hors offre intégrée, le forfait MaPrimeRénov' par geste porte sur la pose de la PAC air/eau, de 3 000 € à 5 000 € selon vos revenus Anah au 1er septembre 2026. Vérifiez avec votre conseiller France Rénov' les dépenses annexes retenues.

Quelle température de départ viser en configuration pompe à chaleur radiateurs existants ?

La cible est 55 °C au maximum par grand froid, puis le plus bas possible le reste de l'hiver. L'ADEME indique qu'une PAC est conçue pour fonctionner idéalement entre 35 et 45 °C et que chaque baisse de 10 °C de l'eau fait gagner 1 point de COP. La loi d'eau règle ce passage automatiquement : l'ADEME cite l'exemple d'une eau à 35 °C par 10 °C dehors et à 45 ou 50 °C par -5 °C.

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