Votre chaufferie a vingt ans, la facture de gaz grimpe et le syndic annonce une réparation lourde. Le remplacement chaudière collective copropriétés au gaz ou au fioul ne se décide pas en une assemblée générale : il se pilote sur deux exercices, de l'audit qui objective le besoin jusqu'à la première saison de chauffe. Cette page déroule ce rétroplanning en huit jalons, compare les trois architectures techniques disponibles et chiffre trois scénarios complets, 10, 30 et 60 lots, avec coût total, aides mobilisables et reste à charge par lot. Elle s'adresse aux conseils syndicaux et aux syndics bénévoles. Elle ne traite pas la pose d'une pompe à chaleur individuelle dans un appartement, qui relève d'un parcours d'autorisation distinct.
À retenir :
- Environ 70 % du chauffage collectif français fonctionne au gaz selon le Ceren, et le décret du 5 janvier 2022, publié au Journal officiel le 6 janvier 2022, interdit depuis le 1er juillet 2022 tout équipement neuf émettant plus de 300 g CO2eq/kWh PCI, ce qui ferme la porte aux chaudières fioul.
- MaPrimeRénov' Copropriété finance 30 % du montant HT des travaux pour un gain énergétique d'au moins 35 %, et 45 % pour un gain d'au moins 50 %, dans la limite de 25 000 € HT par logement.
- Le DPE collectif est obligatoire depuis le 1er janvier 2026 pour les copropriétés d'au maximum 50 lots, après 2024 pour les plus de 200 lots et 2025 pour celles de 50 à 200 lots.
- Un remplacement chaudière collective copropriétés de 10 à 80 lots demande 24 mois entre la première résolution d'assemblée générale et la mise en service, dont 10 mois d'études.
- Reste à charge modélisé avant prime CEE : 5 390 € par lot sur 10 lots, 3 057 € par lot sur 30 lots, 4 013 € par lot sur 60 lots.
Pourquoi les chaufferies au gaz et au fioul arrivent en fin de cycle
La chaufferie collective est le local technique qui produit le chauffage et, dans la plupart des immeubles, l'eau chaude sanitaire de tous les lots, par opposition aux chaudières installées appartement par appartement. Selon le Ceren, environ 70 % du chauffage collectif français fonctionne encore au gaz naturel. Ce parc atteint sa fin de vie technique au moment où l'étau réglementaire se resserre.
Le premier signal est juridique. Le décret du 5 janvier 2022, publié au Journal officiel le 6 janvier 2022 et présenté par le ministère de la Transition écologique, interdit depuis le 1er juillet 2022 l'installation de tout équipement de chauffage émettant plus de 300 g CO2eq/kWh PCI, dans les bâtiments neufs comme existants. Ce seuil exclut toute chaudière fonctionnant exclusivement au fioul ou au charbon : une copropriété au fioul dont la chaudière casse en janvier ne remplace plus à l'identique. Dans le neuf, la RE2020 a abaissé le seuil carbone du logement collectif à 260 kg CO2/m² depuis 2025, ce qui écarte le chauffage 100 % gaz des programmes récents. Le parc existant échappe à cette interdiction, mais la trajectoire est écrite noir sur blanc : l'avenir du gaz en logement collectif se lit dans les textes plutôt que dans les prévisions de prix.
Le second signal est comptable. Un remplacement chaudière collective copropriétés au gaz engagé dans l'urgence, chaufferie froide et copropriétaires excédés, se négocie mal et se finance mal, parce que les dossiers d'aides supposent plusieurs mois d'instruction. La filière collective a longtemps manqué de repères. Éric Baudry, directeur des affaires publiques d'Intuis, décrivait le marché en avril 2025 : « On est plutôt confiant sur le marché du chauffage électrique et sur celui du chauffe-eau thermodynamique. Les difficultés devraient en revanche se maintenir sur le marché Pac résidentiel, et une inconnue demeure pour la Pac collective. » Cette inconnue se réduit : l'AFPAC et l'ADEME ont publié le 30 mars 2026 un guide MÉMOPAC consacré au dimensionnement des pompes à chaleur collectives en résidentiel collectif.
L'audit qui objective la décision : DPE collectif, étude de faisabilité, qui paie quoi
Aucun remplacement chaudière collective copropriétés au fioul ou au gaz ne survit à une assemblée générale sans données chiffrées. Deux documents distincts structurent la phase amont, et les confondre coûte une année.
Le DPE collectif (diagnostic de performance énergétique établi à l'échelle de l'immeuble) attribue une étiquette unique de A à G au bâtiment entier. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 l'a rendu obligatoire par paliers : depuis le 1er janvier 2024 pour les copropriétés de plus de 200 lots, depuis le 1er janvier 2025 pour celles de 50 à 200 lots, depuis le 1er janvier 2026 pour celles d'au maximum 50 lots, dès lors que le permis de construire est antérieur à 2013. Son coût entre dans les charges communes. Ce n'est pas un préalable facultatif, c'est une obligation légale que le projet réutilise comme socle de preuve devant l'assemblée.
L'étude de faisabilité répond à une autre question. Elle dimensionne la puissance, teste l'emprise disponible, mesure la température de départ réellement nécessaire et compare des scénarios chiffrés. Elle relève de l'AMO (assistance à maîtrise d'ouvrage), un accompagnateur technique et financier dont le recours conditionne l'accès à MaPrimeRénov' Copropriété. L'Anah finance cette AMO à hauteur de 50 % de son coût hors taxes, dans la limite de 1 000 € HT par logement pour les copropriétés d'au maximum 20 lots et de 600 € HT par logement au-delà, avec un plancher d'aide de 3 000 € : le barème figure sur la fiche MaPrimeRénov' Copropriété de France Rénov'.
Traduction pratique sur un immeuble de 30 lots : une AMO facturée 16 000 € HT laisse 8 000 € à la charge du syndicat, soit 267 € par lot pour sécuriser un projet à plus de 200 000 €. C'est la dépense la mieux rentabilisée du parcours. Pour cadrer l'ordre de grandeur des travaux en amont de l'étude, les prix par lot en détail donnent les fourchettes par taille d'immeuble.

Trois architectures techniques pour convertir la chaufferie
Le choix ne porte pas sur une marque, il porte sur une architecture hydraulique. Trois familles couvrent la quasi-totalité des cas rencontrés en résidentiel collectif existant.
La PAC air/eau collective en cascade associe plusieurs modules extérieurs pilotés comme une seule machine, qui alimentent le circuit existant. La fiche CEE BAR-TH-179, intitulée « Pompe à chaleur collective de type air/eau », encadre ce cas : puissance thermique nominale inférieure ou égale à 400 kW, Etas (efficacité énergétique saisonnière) supérieure ou égale à 111 % pour les modèles moyenne et haute température et à 126 % pour les modèles basse température. Dans sa version applicable depuis le 1er janvier 2026, elle couvre les opérations engagées jusqu'au 31 décembre 2030.
La PAC en relève de chaudière conserve le générateur existant en appoint : la pompe à chaleur assure la base, la chaudière prend le relais par grand froid. Côté financement, la fiche BAR-TH-179 vise le chauffage collectif seul comme le chauffage associé à l'eau chaude sanitaire, et exclut une pompe à chaleur dédiée uniquement à l'eau chaude sanitaire, qui relève du chauffe-eau thermodynamique.
La PAC sur boucle d'eau tempérée distribue dans l'immeuble une eau à température modérée, chaque logement disposant d'un module qui produit son propre chauffage et son eau chaude. Cette architecture ouvre le rafraîchissement logement par logement : la boucle d'eau expliquée en détaille le fonctionnement.
| Architecture | Chaudière existante | Température de départ | Emprise nécessaire | Profil d'immeuble |
|---|---|---|---|---|
| PAC air/eau en cascade | Déposée | Basse à moyenne | Toiture ou cour, plusieurs modules | Immeuble isolé, émetteurs surdimensionnés |
| PAC en relève de chaudière | Conservée en appoint | Élevée par grand froid | Réduite, un à deux modules | Immeuble non isolé, radiateurs haute température |
| PAC sur boucle d'eau tempérée | Déposée | Boucle tempérée, production par logement | Local technique et colonnes montantes | Rénovation lourde, besoin de rafraîchissement |
Deux contraintes arbitrent ce choix plus sûrement que le prix. L'acoustique d'abord : l'Agence Parisienne du Climat relève que les unités extérieures aérothermiques émettent entre 45 et 65 dB, ce qui impose une étude d'implantation et le respect des seuils sonores communaux. L'urbanisme ensuite : toute modification de l'aspect extérieur déclenche une déclaration préalable en mairie, à anticiper de plusieurs mois en secteur protégé. Un remplacement chaudière collective copropriétés urbaines se prépare autant au service urbanisme qu'en chaufferie.
Remplacement chaudière collective copropriétés : le rétroplanning en huit jalons
Deux ans séparent la première résolution d'assemblée générale de la première saison de chauffe. Ce délai découle de l'enchaînement des votes et des durées d'instruction des aides, pas d'une prudence excessive. Le remplacement chaudière collective copropriétés de 10 à 80 lots suit partout la même séquence.
- Mois 1 à 3, l'état des lieux. Le conseil syndical rassemble le DPE collectif, les factures de combustible des trois derniers exercices, les rapports d'entretien de la chaufferie et le carnet d'entretien. Sans ces pièces, aucun bureau d'études ne produit un chiffrage défendable.
- Mois 4 à 6, la première assemblée générale. Elle vote le recours à une AMO et le financement de l'étude de faisabilité. La résolution passe d'autant mieux qu'elle engage une étude et non des travaux.
- Mois 7 à 10, l'étude de faisabilité. Dimensionnement, relevé des émetteurs, mesure de la température de départ nécessaire, test d'implantation acoustique, comparaison chiffrée de deux ou trois scénarios.
- Mois 11 et 12, le plan de financement. L'AMO monte le dossier MaPrimeRénov' Copropriété, sollicite les offres de prime CEE au titre de la fiche BAR-TH-179, vérifie l'éligibilité à l'éco-prêt collectif et recense les aides locales.
- Mois 13, l'assemblée générale de décision. Elle vote les travaux, le marché, le financement et le mandat donné au syndic. C'est le point de bascule : obtenir la bonne majorité en AG se prépare avant la convocation, pas pendant la séance.
- Mois 14 à 17, dossiers et autorisations. Dépôt du dossier à l'Anah, contractualisation de la prime CEE avant signature des devis, déclaration préalable d'urbanisme, souscription de l'éco-prêt collectif.
- Mois 18 à 22, le chantier. Les travaux se calent hors saison de chauffe, entre avril et septembre. Dépose de l'ancien générateur, reprise hydraulique de la chaufferie et pose des modules extérieurs occupent l'essentiel du planning.
- Mois 23 et 24, mise en service et réglages. Équilibrage des colonnes, paramétrage des lois d'eau, première saison de chauffe sous surveillance, puis relevé contradictoire des consommations réelles.
La majorité applicable diffère selon la résolution. L'article 24 de la loi du 10 juillet 1965 retient la majorité des voix exprimées par les copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance, tandis que l'article 25 exige la majorité des voix de tous les copropriétaires, absents compris, comme le rappelle la fiche officielle sur les règles de majorité en assemblée générale. L'article 25-1 ajoute une passerelle décisive : « Lorsque l'assemblée générale des copropriétaires n'a pas décidé à la majorité des voix de tous les copropriétaires, en application de l'article 25 ou d'une autre disposition, mais que le projet a recueilli au moins le tiers de ces voix, la même assemblée se prononce à la majorité prévue à l'article 24 en procédant immédiatement à un second vote. » Un remplacement chaudière collective copropriétés battu de peu se rejoue donc dans la même séance, sans attendre l'année suivante.

Coût d'un remplacement chaudière collective copropriétés de 10, 30 et 60 lots
Le coût se lit par lot, jamais en montant global : un devis à 324 000 € effraie une assemblée, 4 013 € par lot la fait réfléchir. Les trois cas ci-dessous sont des scénarios de calcul, pas des chantiers nominatifs. La méthode est explicite : le coût des travaux part de la fourchette de marché de 4 000 à 8 000 € TTC par logement avant aides constatée sur les conversions de chaufferie gaz, l'AMO est comptée à part, les aides sont appliquées aux barèmes publics en vigueur au 1er janvier 2026, et la prime CEE reste hors calcul parce qu'elle se négocie au kWh cumac sans barème public en euros. Les montants de travaux sont exprimés hors taxes, assiette de MaPrimeRénov' Copropriété ; la TVA applicable est de 5,5 %.
Cas 1 : 10 lots au gaz, gain énergétique de 42 %
Immeuble de 1974, 720 m² chauffés, chaufferie gaz de 24 ans, radiateurs fonte, étiquette E. Scénario retenu : PAC air/eau en cascade avec dépose de la chaudière. Travaux 72 000 € HT, soit 7 200 € HT par lot, AMO 7 000 € HT. Le gain de 42 % ouvre le taux de 30 %, soit 21 600 € de MaPrimeRénov' Copropriété, complétés par 3 500 € d'aide à l'AMO. Dépense totale 79 000 €, aides 25 100 €, reste à charge avant prime CEE 53 900 €, soit 5 390 € par lot.
Cas 2 : 30 lots au fioul, sortie de passoire énergétique
Immeuble de 1965, 2 100 m², chaufferie fioul, étiquette F. Travaux 186 000 € HT, soit 6 200 € HT par lot, AMO 16 000 € HT. Le gain de 52 % ouvre le taux de 45 %, majoré du bonus de 10 % accordé pour une sortie de passoire vers une étiquette A à D, soit 55 % : 102 300 € d'aide, auxquels s'ajoutent 8 000 € au titre de l'AMO. Dépense totale 202 000 €, aides 110 300 €, reste à charge avant prime CEE 91 700 €, soit 3 057 € par lot. C'est le cas le plus favorable des trois, et la taille de l'immeuble n'y est pour rien : le taux d'aide fait la différence.
Cas 3 : 60 lots au gaz, gain de 38 %
Immeuble de 1972, 4 300 m², chaufferie gaz, étiquette D. Travaux 324 000 € HT, soit 5 400 € HT par lot, AMO 28 000 € HT. Le gain de 38 % reste sous le seuil de 50 % et ouvre donc le taux de 30 % : 97 200 €, plus 14 000 € d'aide à l'AMO. Dépense totale 352 000 €, aides 111 200 €, reste à charge avant prime CEE 240 800 €, soit 4 013 € par lot. L'effet d'échelle joue sur le coût unitaire des travaux, pas sur le taux de subvention.
| Scénario | Travaux HT | AMO HT | Taux MaPrimeRénov' | Aides hors CEE | Reste à charge par lot |
|---|---|---|---|---|---|
| 10 lots, gaz, gain 42 % | 72 000 € | 7 000 € | 30 % | 25 100 € | 5 390 € |
| 30 lots, fioul, gain 52 % | 186 000 € | 16 000 € | 55 % | 110 300 € | 3 057 € |
| 60 lots, gaz, gain 38 % | 324 000 € | 28 000 € | 30 % | 111 200 € | 4 013 € |
Trois leviers réduisent encore le reste à charge d'un remplacement chaudière collective copropriétés éligibles. La prime CEE BAR-TH-179 s'ajoute, calculée en kWh cumac et bonifiée lors de la dépose d'une chaudière charbon, fioul ou gaz. Les primes individuelles de l'Anah versent 1 500 € au copropriétaire aux revenus modestes et 3 000 € au copropriétaire aux revenus très modestes. L'éco-prêt collectif finance le solde jusqu'à 50 000 € par logement remboursables sur 20 ans, selon l'ANIL. Les fourchettes publiées par les installateurs spécialisés situent le reste à charge net final autour de 2 000 € par logement sur les petits immeubles, et proche de zéro sur les copropriétés d'une trentaine de lots et plus, une fois ces dispositifs cumulés. Le montage complet est détaillé dans financer avec MaPrimeRénov' Copropriété.
L'option hybride : garder la chaudière en appoint pour sécuriser le vote
L'hybridation installe la pompe à chaleur en relève de la chaudière existante plutôt qu'en substitution complète. La machine couvre la base des besoins annuels, le générateur conservé assure les pointes par grand froid et sécurise l'eau chaude sanitaire lors des périodes les plus tendues.
Deux arguments la font gagner en assemblée générale. L'investissement initial baisse, puisque la puissance installée se calcule sur la base et non sur la pointe. Le risque perçu baisse également : l'immeuble conserve un générateur de secours pendant la première saison, ce qui désamorce l'objection « et si ça ne chauffe pas en février ? ».
La contrepartie doit être annoncée en séance. La consommation de gaz ne tombe pas à zéro, le gain énergétique affiché reste plus faible, et un gain inférieur à 50 % maintient MaPrimeRénov' Copropriété au taux de 30 % au lieu de 45 %, soit 15 points de subvention perdus sur l'assiette HT. L'éligibilité aux aides se vérifie donc scénario par scénario avec l'AMO : le taux de MaPrimeRénov' Copropriété dépend du gain énergétique atteint, et la valorisation des CEE dépend du périmètre retenu dans la fiche BAR-TH-179. L'hybride est un choix de trajectoire : il sécurise un premier remplacement chaudière collective copropriétés mal isolées et reporte la dépose de la chaudière à un second temps.
Les cinq erreurs qui font échouer le vote ou déraper le chantier
Cinq causes reviennent dans les dossiers de remplacement chaudière collective copropriétés abandonnés en cours de route.
- Arriver en assemblée sans DPE collectif. Une résolution présentée sans étiquette énergétique et sans consommation de référence se heurte à la première objection venue. Le diagnostic étant obligatoire depuis le 1er janvier 2026 jusqu'à 50 lots, son absence affaiblit doublement le dossier.
- Voter une technologie avant l'étude. Choisir la cascade ou la boucle d'eau en séance, sur la foi d'un devis, expose à un sur-dimensionnement. L'ordre correct inverse les deux temps : l'étude établit la puissance, l'assemblée arbitre ensuite entre des scénarios chiffrés.
- Négliger l'acoustique et l'urbanisme. Entre 45 et 65 dB par unité extérieure selon l'Agence Parisienne du Climat, l'implantation se traite au stade de l'étude, jamais après la signature du marché.
- Rater les conditions d'éligibilité. MaPrimeRénov' Copropriété exige un immeuble immatriculé au registre national des copropriétés, achevé depuis plus de 15 ans, et comptant au moins 65 % de résidences principales jusqu'à 20 lots ou 75 % au-delà. Un dossier monté sans vérifier ces trois conditions se solde par un refus après des mois d'instruction.
- Oublier les émetteurs et l'isolation. Une pompe à chaleur raccordée sur un réseau réglé à haute température consomme davantage que prévu et dégrade le retour sur investissement. L'équilibrage des colonnes et le désembouage font partie du chiffrage, pas des options.
Un remplacement chaudière collective copropriétés bien préparées échoue rarement sur la technique. Il échoue sur la préparation du vote et sur le calendrier des aides.
FAQ : convertir une chaufferie collective vers la pompe à chaleur
Quelle majorité faut-il pour voter un remplacement chaudière collective copropriétés au gaz ou au fioul ?
Les travaux d'amélioration énergétique et la souscription de l'éco-prêt collectif relèvent de la majorité absolue de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965, l'ANIL visant expressément l'article 25 f pour le prêt. Cette majorité se calcule sur les voix de tous les copropriétaires, absents compris. Si la résolution recueille au moins le tiers de ces voix sans atteindre la majorité absolue, l'article 25-1 impose un second vote immédiat à la majorité de l'article 24, qui ne compte que les voix exprimées.
Combien de temps dure une conversion de chaufferie collective ?
Comptez 24 mois entre la première résolution d'assemblée générale et la mise en service : 10 mois d'études et de montage financier, une assemblée de décision au treizième mois, 5 mois de dépôt des dossiers d'aides et d'autorisations d'urbanisme, puis 5 mois de chantier calés hors saison de chauffe. Ce délai tient à l'enchaînement des deux assemblées générales, pas à la difficulté technique de la pose.
Peut-on garder les radiateurs existants avec une pompe à chaleur collective ?
Oui lorsque la température de départ nécessaire reste dans la plage utile de la machine. L'Agence Parisienne du Climat rappelle que la performance d'une pompe à chaleur suppose un immeuble correctement isolé et des émetteurs adaptés. L'étude de faisabilité mesure cette température de départ sur l'installation réelle, colonne par colonne, avant tout arbitrage. Au-delà de la plage utile, deux issues : conserver la chaudière en appoint, ou reprendre les émetteurs les plus contraignants.
Le DPE collectif est-il obligatoire pour ma copropriété ?
Oui pour tout immeuble à usage d'habitation dont le permis de construire est antérieur à 2013. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a échelonné l'obligation : 1er janvier 2024 pour les copropriétés de plus de 200 lots, 1er janvier 2025 pour celles de 50 à 200 lots, 1er janvier 2026 pour celles d'au maximum 50 lots. Le diagnostic attribue une étiquette unique de A à G au bâtiment entier.
Quel reste à charge pour un copropriétaire aux revenus modestes ?
Aux aides collectives s'ajoute une prime individuelle versée par l'Anah : 1 500 € pour un copropriétaire aux revenus modestes, 3 000 € pour un copropriétaire aux revenus très modestes, au sens des plafonds de ressources de l'agence. Sur le scénario de 30 lots détaillé plus haut, cette prime ramène une quote-part de 3 057 € à 1 557 € ou à 57 €, avant prime CEE et avant éco-prêt collectif.
Comment Vertena accompagne les copropriétés qui changent de chaufferie
Vertena est un artisan exécutant, pas une plateforme d'intermédiation : les équipes qui étudient le projet sont celles qui posent les machines. L'accompagnement se structure en trois temps.
Étude et dimensionnement. Visite technique sous 7 jours, devis poste par poste sous 48 heures, dimensionnement calé sur les consommations relevées en chaufferie plutôt que sur un ratio au mètre carré. Les machines proviennent des gammes Daikin Altherma, Atlantic Alféa, Mitsubishi Ecodan, Viessmann Vitocal et Panasonic Aquarea.
Pose et coordination de chantier. 218 pompes à chaleur posées sur le mois en cours, 47 chantiers ouverts par semaine et 12 régions couvertes en France métropolitaine, avec la certification RGE Qualibat, le label NF PAC et la garantie décennale, depuis 2019.
Montage du dossier d'aides. Constitution du dossier MaPrimeRénov' Copropriété, valorisation des CEE au titre de la fiche BAR-TH-179 et suivi jusqu'au versement, en lien avec l'AMO du syndicat. Une consultation avec un conseiller Vertena se demande depuis le site, au moment qui convient au conseil syndical, pour cadrer un remplacement chaudière collective copropriétés comprises avant la convocation de l'assemblée.
Les montants cités correspondent aux barèmes MaPrimeRénov' Copropriété et à la fiche CEE BAR-TH-179 en vigueur au 1er janvier 2026. Ils restent soumis aux conditions d'éligibilité propres à chaque copropriété et, pour les primes individuelles, aux plafonds de ressources de chaque foyer.
Conclusion
Deux exercices comptables, deux assemblées générales, un audit et un plan de financement : la conversion d'une chaufferie ne se joue pas sur le choix de la machine mais sur la qualité du dossier présenté aux copropriétaires. Les chiffres le confirment, 3 057 € par lot sur un immeuble de 30 lots au fioul contre 5 390 € sur dix lots au gaz, l'écart venant du taux d'aide obtenu et non de la taille de l'immeuble. Le détail du parcours figure dans le parcours copropriété complet.
La séquence gagnante tient en trois décisions : faire réaliser le DPE collectif et l'étude de faisabilité avant tout arbitrage technique, monter le plan de financement avant la convocation, puis présenter à l'assemblée un reste à charge par lot et non un montant global. Conduit ainsi, un remplacement chaudière collective copropriétés de toutes tailles se vote en une séance et se livre en vingt-quatre mois.
À lire également :
- les prix par lot en détail
- obtenir la bonne majorité en AG
- financer avec MaPrimeRénov' Copropriété
- la boucle d'eau expliquée
- l'avenir du gaz en logement collectif
Sources :
- MaPrimeRénov' Copropriété : France Rénov', 2026
- MaPrimeRénov' Copropriété, fiche officielle : Service-Public.fr, 2026
- Règles de majorité en assemblée générale : Service-Public.fr, 2025
- Éco-prêt à taux zéro copropriétés : ANIL, 2025
- Décret limitant les émissions des nouveaux équipements de chauffage : Ministère de la Transition écologique, 2022
- BAR-TH-179, spécificités et montant des CEE : Opéra Énergie, 2026
- BAR-TH-179, PAC collective air/eau : Renolib, 2026
- Les pompes à chaleur en copropriété : Agence Parisienne du Climat, 2025
- Pompe à chaleur en immeuble collectif : Hellio, 2026
- Le chauffage gaz en logement collectif : Hellio, 2026
- MÉMOPAC, dimensionnement des PAC collectives : AFPAC et ADEME, 2026
- Entretien avec Éric Baudry sur le marché de la PAC : Xpair, 2025
- Remplacer une chaudière collective, prix et étapes : SolarPac, 2026
- Loi Climat et Résilience et copropriétés : Opéra Énergie, 2026